Parole de Voisinage : le parcours entrepreunarial inspirant de Christophe

Parole de Voisinage : le parcours entrepreunarial inspirant de Christophe

Né en 1987 à Bagnolet, Christophe Duhamel passe une partie de son enfance (de l’âge de 6 à 15 ans) à l’étranger : en Allemagne, à Taïwan, à Jakarta en Indonésie, puis à Bruxelles en Belgique. A cette époque les systèmes de communication ne sont pas encore ceux que l’on connaît aujourd’hui. Il faut garder et maintenir une relation à distance et se refaire un réseau à chaque nouvelle destination. Pas étonnant que ce jeune homme démarre sa carrière en tant qu’ingénieur Télécom où il gère le développement informatique et la sécurité des systèmes d’information. Son leitmotiv ? “Ne pas s’enterrer dans la technique, garder le savoir-faire, conserver son identité professionnelle”. Découvrez le parcours d’un jeune homme qui ne craint pas la remise en question, qui porte avec lui ses valeurs et pour qui, le choix de l’indépendance permet d’imposer ses propres règles.

Bonjour Christophe, pourrais-tu te présenter en quelques mots et nous indiquer ton parcours jusqu’à duhamel consulting ?

J’ai effectué ma scolarité dans le système français de bout en bout, un temps en expatriation dans différents pays (Allemagne, Taïwan, Jakarta, Belgique), pour achever mon cycle secondaire (collège puis lycée) à Paris. J’ai étudié deux ans dans le système des CPGE pour ensuite poursuivre mes études d’ingénieurs télécom à IMT Atlantique (ex-TELECOM Bretagne, ex-ENSTB). J’ai passé deux ans à Brest et 18 mois à Sophia-Antipolis, où j’ai obtenu mon MENG (Master’s Degree in Engineering) en sécurisation des systèmes de communication fin 2011.

J’ai immédiatement trouvé un travail dans l’informatique bancaire privé à Genève, où nous nous sommes installés avec mon épouse depuis maintenant 6 ans. J’ai occupé mon poste de développeur/architecte logiciel 4 ans de fin 2011 à fin 2015, puis je me suis mis à mon compte, en créant DUHAMEL Consulting.

 

QUELS SERVICES PROPOSES-TU ?

Avant tout des services de développement et d’architecture sur des projets de Web applications, à l’étude ou déjà existant. J’accompagne mes clients dans la transformation des idées business et des intuitions marché qu’ils ont en une feuille de route globale : formalisation fonctionnelle, planification, développement, déploiement, maintenance. En parallèle, je me diversifie en assumant des mandats de pilotage projet/coordination de projets IT. C’est un service de consulting que je propose depuis peu, et qui me plaît énormément.

 

COMBIEN DE TEMPS AS-TU MIS AVANT DE TE LANCER ? COMMENT AS-TU FINANCÉ TON PROJET ?

Il m’a fallu environ un an de réflexion. L’idée de quitter le salariat que j’avais toujours connu jusqu’à présent me mettait très mal à l’aise. Mais vu que je ne pouvais pas me résoudre à chercher un poste dans une autre entreprise, j’ai pris le temps qu’il m’a fallu pour me convaincre que j’étais capable – et que j’avais l’ambition – de créer ma propre activité.

Le financement était minimal car je disposais déjà d’un équipement me permettant d’exercer mon activité (téléphones, ordinateurs, Internet). Il faut savoir gérer les débuts, avec les faibles rentrées de revenus initiaux. Ce sont des périodes où l’on (ré)apprend à être patient, humble, et où on (re)trouve la valeur de l’argent gagné.

 

QU’EST-CE QUE TU PRÉFÈRES DANS L’ENTREPRENEURIAT ?

C’est avant tout le sens des responsabilités. Gérer son entreprise, c’est gérer sa carrière, c’est gérer sa vie en fonction de ses ambitions et de ses capacités. Être responsable de mon activité donne plus de saveur à toutes mes réalisations professionnelles : mes succès, mes échecs, mes décisions. Et c’est surtout être en mesure de mener sa vie de façon unifiée, intégrée, sans séparation – virtuelle par ailleurs – entre le professionnel et le personnel, en bonne intelligence et en harmonie avec sa famille et ses proches : c’est ce que je recherche dans ma vie.

Ensuite, c’est une formidable école de vie. Quelque soit le domaine d’activité, lorsqu’on démarre son entreprise pour la première fois, il faut s’impliquer dans les démarches et les obligations contingentes à la vie de l’entreprise. Fonder sa structure, créer son logo, son site Web (je n’ai toujours pas consacré le temps nécessaire pour créer le mien), faire ses cartes de visite, trouver sa fiduciaire et/ou faire sa comptabilité générale/déclaration d’impôt, s’enregistrer auprès d’une caisse AVS, demander un numéro de TVA, une ligne de téléphone fixe professionnelle, se créer une adresse mail professionnelle, professionnaliser son infrastructure informatique… Autant d’étapes que vous devez accepter de franchir pour acquérir votre autonomie.

Car une fois les corvées passées, votre réel savoir-faire professionnel commence à se développer : rechercher des prospects, saisir des opportunités, contractualiser des relations commerciales, négocier des modifications de contrat, alternance production/prospection/veille technologique, développement du réseau… Toute une série d’expériences que je recherchais au fond de moi lorsque je me suis mis à mon compte, qui m’enrichissent énormément, et que je n’aurai pas pu avoir si j’étais resté salarié, ou sinon très (trop) tard dans ma carrière.

Enfin, c’est selon moi le meilleur format d’activité pour maximiser mon potentiel, tout au moins tel que je le perçois aujourd’hui. J’ai réalisé un bond en termes de maturité en l’espace de 2 ans supérieur à celui que j’avais réalisé en 4 ans de salariat. Je conçois très bien que certains ne soient pas du tout à l’aise avec le statut d’entrepreneur, et c’est tout naturel qu’ils poursuivent leur carrière en temps que salarié. Mes parents et fratrie sont ou ont été très longtemps salariés, je ne proviens pas d’une famille de professions libérales. Je crois que je me plais dans ce statut car il correspond à mon caractère : je suis quelqu’un de totalement indépendant, qui a appris à le devenir et à apprécier ce que cela signifie profondément. Être entrepreneur me permet simplement d’être davantage en phase avec ma personnalité : c’est un facteur de réussite professionnelle en soi.

 

POURQUOI AVOIR CHOISI UN ESPACE DE COWORKING ? LES 3 BONNES RAISONS (SELON TOI) DE FAIRE DU COWORKING À L’ÈRE DU BUSINESS 2.0 ?

J’ai travaillé à domicile pendant 9 mois avant de rejoindre Voisins (fin juillet 2016). Cette période a été la plus difficile de mon changement de carrière, très solitaire, très déstabilisante. Avec le recul, c’est ma première et plus grande erreur de prise de décision, prise à tort pour diminuer mes coûts de fonctionnement. Si vous faites le choix de devenir indépendant, allez-y tout entier ou n’y allez pas, et dans ce cas précis : procurez-vous un lieu de travail décent. Première excellente raison, donc : communiquer. Nous sommes des « animaux politiques » (sociaux), pas des minéraux, et nous avons besoin de contact humain…

Deuxième très bonne raison : l’ouverture. Quasiment systématiquement vous verrez que chez Voisins (est-ce une spécificité Voisins ?), chaque profil est différent. Écrivain, journaliste, viticulteur, graphiste, développeur, chef de projet, coach, traducteur, avocat… etc. Il faut juste prendre conscience de la richesse des expériences et de la diversité des parcours de toutes ces personnes qui sont susceptibles d’échanger avec vous et qui vous enrichissent, de façon insoupçonnée.

Troisième très bonne raison : le réseau, l’entraide et le conseil. Il n’est pas rare que je demande l’avis ou le conseil d’autres voisins sur mes interrogations du moment, et les retours sont toujours de grande qualité. Cela permet souvent de trouver des solutions là où l’on n’en voyait pas.

QUEL EST TON PROCHAIN AXE DE DÉVELOPPEMENT ?

Je suis à une période charnière du développement de mon entreprise, qui a désormais deux ans et atteint une certaine forme de stabilité. En 2018 je vais devoir davantage soigner ma communication – que j’ai un peu négligé jusque là – développer des partenariats et trouver des relais d’activités. Si le volume d’activité le justifie, il faudra peut-être que je considère d’embaucher une personne, une décision à prendre le temps venu.

 

LE MOT DE LA FIN?

J’ai le sentiment qu’il y a tellement de facteurs imprévisibles, d’imprévus, à la fois dans la vie professionnelle et personnelle, qu’il est illusoire de se définir des objectifs de carrières rigides. Ce qui importe, c’est le cheminement que l’on emprunte et son adéquation avec ce que l’on est et ce que l’on veut devenir. Comme dans toute chose, c’est la recherche qui fait le bonheur. Au final, on obtient ce que l’on a construit, et si on a pris du plaisir à réaliser sur la durée, on ne peut qu’être satisfait du résultat…

 

 

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